De l’oral à l’écrit, un monde !

Publié le par Philolangue

L’un des problèmes de l’apprentissage des langues, est lié au fait que les formateurs ont tendance à passer par l’écrit pour enseigner la langue orale ou « la langue » tout simplement. Or, la langue n’est pas que de l’écrit.

 

Il serait difficile d’imaginer qu’il y ait une langue écrite dans la mesure où nous n’écrivons pas avec notre langue, mais avec nos doigts pour prendre le stylo ou pour taper sur les touches du clavier de l’ordinateur.

  

Cette image volontairement caricaturale peut déstabiliser, voire même choquer certains. Mais en se posant la question sur la raison d’emploi du mot « langue » comme un outil de communication, nous trouvons la réponse dans la bouche : la langue, n’est que l’organe de l’appareil phonatoire de l’être humain, qui participe grandement à la production linguistique des sons qui servent à communiquer.

 

Ainsi, sur le plan sémantique, la langue (moyen de communication) est sensée faire référence à « la langue orale ». Or, nous avons tendance à l’oublier. Ceux qui résistent insistent sur l’idée que c’est l’écrit qui est la langue par excellence.

 

Si nous acceptons que l’écrit est une façon de sauvegarder des productions linguistiques (peu importe le support : papier, écran d’ordinateur, panneaux d’affichage etc…), il n’est qu’une transcription (pas toujours fidèle) de la langue qui, avant d’être lue, doit être visible aux yeux du lecteur. Donc « lire » n’est qu’une forme visualisable des signes (pour ne pas dire des dessins comme dans les idéogrammes en Égypte ancienne).

 

C’est à travers ce type de raisonnement qu’une formation de formateurs essaie de remplir sa mission : celle d’attirer l’attention des formateurs sur l’essence de la langue : c’est-à-dire l’oral.

 

Dire que l’apprentissage naturel d’une langue est possible en commençant par l’oral, n’est sûrement pas évident à accepter par certains formateurs. Toutefois à l’aide d’un programme rigoureux basé sur  des constatations pratiques et expérimentales, il s’avère que nous arrivons à prendre conscience des réalités oubliées du processus de l’apprentissage  des langues.

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Publié dans Linguistique

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