La mère de Sara à l'américaine

Publié le par Philolangue

Recette de plat-scénario à l'américaine  

Le nom du plat : La mère de Sara à l'américaine 

(ou selon son nom américain vous pouvez l’appeler « Jamais sans ma fille 2 » )  

 

Vous voulez passer une bonne soirée chez vous devant votre télé en salissant (discrètement) l’image des ethnies ciblés tels que les iraniens et des immigrés en général ?

 

C’est le moment. Surtout maintenant et dans le contexte actuel de l’Iran sur la scène internationale. En plus, l'immigration en France c'est le grand débat. Comme ça vous marquez un point contre les immigrés. C’est génial ! Non ?

 

Vous voulez faire des amalgames pour que votre plat sente encore plus : la haine, la stigmatisation, du préjugé et pleins d'autres saveurs ?

 

Faites un plat selon les recettes américaines pour nourrir les opinions publiques et faites croire aux téléspectateurs que les iraniens égalent arabes = musulmans = fanatiques. Ils sont tous violents et criminels, bref, tout ce que vous voulez sauf humains.

  

Ingrédients :

Victime                                  une infirmière blonde (avec une tête de déprimé)

Son mari                                un iranien psychopathe, violent et au chômage

L’acteur qui jouera son rôle     :  une tête typiquement nord africaine

Son prénom                            un prénom arabe (Si vous n’avez pas de prénom iranien sous la main, ne cherchez pas trop loin, vous pouvez choisir un prénom arabe par ex. « Nadim ». Je sais, c’est un prénom qui n’est pas du tout d’usage en Iran, ce n’est pas grave. ça facilite l’amalgame.)


 

Tout comme employer des mots qui sont courant chez les musulmans en général (surtout chez les non iraniens), mais jamais employés par les iraniens, mêmes pas par les plus pratiquants. Exemple : "La Aïde" ne se fête jamis par aucun iranien ni par aucun iranien musulman ni par aucun musulman iranien pratiquant. Alors que dans le film un couple iranien à Montréal l'avait fêtait selon le scénario de Claude d'Anna.


 

Rajoutez de la sauce piquante à volonté en donnant tous les points négatifs au mari de la victime. Comme ça il est coupable à 100% et on en parle plus. De toutes façon, il ne peut pas se défendre car c'est vous qui tenez les médias. Donc, ne vous inquiétez pas.


 

Vous pouvez également inviter « La Droite et ses amis extrémistes » dont les dirigeants et sympathisants apprécieront votre plat en vous disant : « Et ben voilà Vous voyez que ces musulmans immigrés sont les seules personnes violentes et les seules causes de la dégradation de la société ! »

 

Servez votre plat tout chaud ! De préférence Lundis les 8 et 15 mai à 20h50 sur la france2

 

 

Bon appétit

 

 

 

Et si vous n'aimez pas ce genre de plat imposé par les médias, regardez Historique du coup monté par Fabienne Brin contre Marc Habib Eghbal

(et non pas le télé-film qui est basé sur des mensonges de Fabienne BRIN et exagéré par son scénariste Claude d'Anna )

 

 

 Le comble dans cette histoire : Quand la communauté iranienne écrit au CSA (Conseil Supérieur de l'Audio-visuel) pour protester et signaler les mensonges, son président réponds : "C'est la liberté d'expression."

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Publié dans Actualité

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I
Merci, merci pour cet article.<br /> Merci de montrer que les gens ne croient pas tout ce que ces médias servent.<br /> Le mensonge est si facile quand on est dans son propre pays.<br /> Briser une famille aussi.<br />  
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P
Oui Mapie, c'est vrai comme vous dites "la bêtise et méchanceté des gens" tels que les médias manipulateurs et leurs chefs de clan qui sont en train de détruire l'humanité avec les productions de ce genre. Je vous comprends.
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M
J'arrive ici via le commentaire sur mon blog suite à mon article "retrouver Sara". Plusieurs choses:<br /> 1) je découvre par ce lien, qu'un film a été tourné sur cette triste histoire.<br /> 2) j\\\'ai découvert ce livre par hasard, sans savoir que l'on en avait parlé dans les médias à l'époque (j'étais encore dans les jupes de ma mère et les pantalons de mon père).<br /> 3) je n'ai JAMAIS assimilé les iraniens aux quelques hommes qui sont décrits dans des livres comme "Jamais sans ma fille" ou "retrouver Sara". Par contre, j'ai beaucoup appris de la vie des iraniens dans "Persepolis" par exemple... Et ca n'a rien à voir avec ce qu'on peut décrire dans les médias. <br /> Ce qui me rend triste, c'est surtout la bêtise et la méchanceté de gens.
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